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Lundi 15 Mars 2010 - FIVA : arrêt et avis de la Cour de cassation
Le FIVA, Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante répare intégralement les préjudices des victimes de l'amiante et de leurs ayant droits. Au cours des 10 années écoulées depuis sa création, il a enregistré plus de 60 000 demandes d'indemnisation, formulé plus de 51 000 offres et versé plus de 2,3 milliards d'indemnités. >> Mission confiée au FIVA >> Arrêt du 15 mai 2008 de la Cour de Cassation >> Avis de la Cour de Cassation >> Sécurité Sociale : coordination avec le FIVA >> Consolidation d'une pathologie liée à l'amiante Les affections liées à l'amiante représentent 14,5% des maladies professionnelles, la 2ème cause des maladies professionnelles après les affections péri-articulaires. L'amiante et ses risques professionnels Mission confiée au FIVADes salariés, mais également des non salariés peuvent être indemnisés par le FIVA Cette indemnisation complète l'indemnisation éventuelle réalisée par d'autres régimes, tel que la Sécurité sociale.
Extrait de l'article 53 de loi n°2000-1257 « L'acceptation de l'offre ou la décision juridictionnelle définitive rendue dans l'action en justice prévue au V vaut désistement des actions juridictionnelles en indemnisation en cours et rend irrecevable tout autre action juridictionnelle future en réparation du même préjudice. Il en va de même des décisions juridictionnelles devenues définitives allouant une indemnisation intégrale pour les conséquences de l'exposition à l'amiante. » Cet abandon résulte de l'acceptation par la victime de l'offre du FIVA, ou au moins d'une provision, comme le précise l'arrêt du 15 février 2007 de la Cour de Cassation Les demandes d'indemnisation adressées au FIVA sont soumises à la prescription quadriennale Décret n°2001-963 du 23 octobre 2001 En février 2010, a été signé un contrat de performance entre l'Etat et le FIVA Arrêt du 15 mai 2008 de la Cour de Cassation
Arrêt du 15 mai 2008 de la Cour de Cassation (http://www.legifrance.gouv.fr) Le FIVA avait notifié à la victime une indemnisation de sa maladie liée à l'amiante. La victime l'a acceptée en 2003, la date retenue pour la première constation médicale :était alors fixée au 1 octobre 1999. Mais dans un deuxième temps, alors que la victime avait accepté l'offre initiale du FIVA, la première constatation médicale a été fixée au 18 avril 1992. La victime a donc saisi le FVA pour une demande d'indemnisation complémentaire de 1992 à 1999. La victime s'était vu déboutée par la Cour d'appel selon le principe absolu de renoncement impliqué dans l'acceptation de l'offre. La Cour de cassation a censuré cet arrêt. « Qu'en statuant ainsi, alors qu'il n'était pas contesté, après expertise, que la date certaine de première constatation de la maladie avait été portée à la connaissance de la victime et du Fonds postérieurement à l'acceptation de l'offre d'indemnisation d'un préjudice subi à partir du 1er octobre 1999, de sorte que l'offre acceptée ne pouvait comprendre dans son objet des éléments de préjudice réparables invoqués pour le cours d'une période antérieure qu'elle ne couvrait pas, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; » Avis de la Cour de CassationDans certains cas, une cour d'appel peut demander l'avis de la Cour de Cassation
Avis 009004P du 18 janvier 2010 Questions posées par la cour d'appelCet avis répond aux questions posées par l'arrêt du 19 mai 2009 de la Cour d'appel de Metz 1-La prescription applicable aux demandes d'indemnisation adressées au Fiva par les victimes d'une exposition à l'amiante est-elle la prescription quadriennale instituée par la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968 ou la prescription décennale de l'artilce 2226 du code civil ? 2-Dans les 2 cas, le point de départ du délai de precription doit-il être fixé 3- Une procédure en reconnaissance du caractère professionnel de la maladie etou en reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur a t-elle un effet interruptif de la prescription en cours ? Réponses aux questions posées« Les demandes d'indemnisation adressées au FIVA par les victimes d'une exposition à l'amiante sont soumises à la prescription quadriennale prévue par l'article 1er de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le point de départ du délai de prescription est fixé
Commentaire de cet avis de la Cour de CassationUn commentaire de cet avis de la Cour de Cassation est paru dans le bulletin d'information de la Cour de Cassation Le FIVA a adopté le 27 février 2007 une décision qui repose sur une distinction essentielle selon que la consolidation est intervenue avant ou après le 21 janvier 2003, date de la mise en place du barème du FIVA [important]Quelques points relevés dans ce commentaire [fin important]
Sécurité Sociale : coordination avec le FIVALa Sécurité sociale a réalisé une charte Coordination avec le FIVA Lorsque la demande d'indemnisation par le FIVA relève d'une maladie professionnelle reconnue par la Sécurité sociale, le fonds verse un complément aux prestations de Sécurité sociale. Consolidation d'une pathologie liée à l'amianteLa Sécurité sociale a réalisé une charte à propos des particularités des maladies liées à l'amiante. Cette charte apporte des précisions quant à la consolidation des affections liées à l'amiante. « Le moment où l'affection liée à l'amiante peut être considérée comme consolidée se détermine dans les mêmes conditions que pour toute maladie professionnelle. Les affections graves évolutives ( cancer broncho-pulmonaire et mésothéliome) peuvent être consolidées, en concertation avec le médecin traitant :
Mise à jour 15 mars 2010 AtouSante Blog AtouSante Voir Aussi :A lire également :
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